En conversation: Julia Moszkowicz avec Inigo Rose.

A Journey Without End  – thoughts towards the work: The 14th Kilometer: La Petite Mort (2009) by the artist Inigo Rose.

Some things are best left unsaid, like asking an artist, ‘What does this mean?’ At a time like this, meaning is merely a short cut, a sell out or compromise. If you seek the answer, you are settling for less. For here is not an accumulation of parts where words restore units to order and establish a categorical regime. And who wants it, really, this unity of elements where contents are levered into definitive statements? In the words of Deleuze and Guattari:

‘We will not look for anything to understand in it. We will ask what it functions with, in connection with what other things it does or does not transmit intensities.’

Un voyage sans fin-des pensées pour l’oeuvre: le 14 ême kilomètre:par l’artiste Inigo Rose.

Il y a certaines choses qu’il vaut  mieux ne pas discuter,comme quand on demande a l’artiste “Qu’est – ce que cela signifie?”

Au  moment même, donner une signification a l’objet n’est qu’un raccourci, une trahison, un compomis. Si vous cherchez la réponse, vous vous satisfaisez avec moins.Car l’on ne peut pas trouver ici un amoncellement de parties où des mots vont restituer un ordre aux unités et rétablir un régime catégorique.Et qui donc en voudrait, vraiment, de cette harmonie  d’éléments ou le contenu est mis en place grace a des affirmations?

Selon Deleuze and Guattari:

“Nous n’allons pas chercher à y comprendre quoi que ce soit.Nous allons nous demander avec quoi cela fonctionne, en contact avec quelles choses cela transmets ou non des intensités.”

The work of Inigo Rose functions like an abstract machine; a collection of parts, which perpetually draw on, and refer to, other assemblages and systems of enunciation. The intentional references are many and diverse, shifting in and out of our awareness: alchemy, shamanism, contemporary Fine Art, neuro-psychology, the list goes on. As the alchemist (Rose) operates the machine, the work is transformed from stasis into movement, and its silent parts are no longer trapped in the timeless poses of aesthetic contemplation. There is life here, a multiplicity of elements (comprising objects, people, events and contexts), which ceaselessly make connections within and between themselves.

‘a throng of dialects, patois, slangs and specialized languages.’

(Deleuze and Guattari)

L’oeuvre de  Inigo Rose fonctionne comme une machine abstraite; une collection de parties qui prennent continuellement source et font références à d’autres  assemblages et systèmes d’exposition.Les références intentionnelles sont multiples et diverses, rentrant et sortant de notre conscience: alchimie, shamanisme, art contemporain, neuro-psychologie, la liste est sans fin.Quand l’alchimiste (Rose) opère la machine , l’oeuvre  se met  en movement, et ses parties silencieuses ne sont plus figées dans leurs poses eternelles de contemplation esthétique.Il y a de la vie ici, des éléments multiples (des objets, des gens, des évenements et des contextes)qui créent sans cesse des connections les uns entre les autres.

Une foule de dialectes, patois, argots et langues spéciales”(Deleuze and Guattari)

I am tempted to ask, ‘Is this sculpture,  or performance?’ but this is simply a bad habit of mine. I am aware that work such as The 14th Kilometer: La Petite Mort (2009) moves in and out of such orders of signification. It resists the power take-over of words, of critical language and the contemporary Fine Art market. In that sense, it resists my training. I am not prepared for it. It moves across the borders of academic ‘speak’ and critical language, moving in and out of intelligibility. In the process, the work of Inigo Rose highlights the slippery nature of intellectual life in the current scene, where ideas shift like sand and rapidly move into unchartered territory. The work sets out on a course and expresses a wandering. And when it moves, it carries its stories and affiliations with it.

Je suis tentée de me demander “Est -ce de la sculpture ou une performance?” mais ceci n’est qu’une mauvaise habitude.Je suis consciente qu’une oeuvre telle que The 14th Kilometer: La Petite Mort (2009) entre et sort de telle ordres de classification.Elle résiste l’usurpation par les mots, du langage du critique et du marché de l’art contemporain.Dans ce sens cela résiste a ma formation.Je n’y suis pas habituée.Cela se déplace  entre les frontières du langage académique ou critique, rentrant et sortant de ma compréhension.Ainsi, le travail d’ Inigo Rose souligne la nature incertaine de la vie intellectuellle dans le monde de l’art actuel, où les idées changent  comme le sable et se déplacent rapidement vers des terres inconnues.L’oeuvre prend un cap et exprime son cheminement.Et quand il se met a bouger, il transporte ses contes et ses affiliations avec lui.

I could resist the journey and impose my own sense of narrative coherence on it, but what’s the point? Better to draw lines of flight and imagine temporary place-holdings. Allow the pattern, rhythm and connections of the work to take hold, for assembled within its codes are the almost-drownings, near death experiences, trance-induced hallucinations and happenstance conversations of Rose’s own autobiography.

Je pourrais résister au voyage et y imposer mon  propre sens de narration ou de cohérence, mais pourquoi? Mieux vaudrait prendre vol  avec lui et s’imaginer des lieus temporaires.Permettre aux figures, aux rythmes et aux connections de l’oeuvre de nous envouter.Parmis les symboles se trouvent des références a la noillade, aux  experiences près de la mort, et aux  hallucinations qui résulterent d’un état de trances dont Rose parle quand il explique sa vie.

Des que les formes statiques se mettent a bouger-les oeufs, les cornes d’unicornes,les cranes rouges vifs, cet assemblage de pièces augmente ses dimensions,étendant ses connections et partant vers la causalité infinie; le Shamanisme,  Conrad Shawcross et Carsten Holler, l’Altermodernisme et l’esthétique relationnelle,la Matrix et Bullet time, Marcus Coates, Louis Greaud et les subversions Situationistes;la liste est sans fin.Quand les gens sont rassemblés et l’oeuvre se met en marche ( sous l’effet hypnotique de la lumière stroboscopique) les determinations, magnitudes et dimensions de l’oeuvre  s’accélèrent en se proliférent.Le fait de donner vie a l’oeuvre d’art génère un espace ou des liens temporaires se forment entre les objets et les personnes presentes-des connections ambulantes.

As the static forms – of eggs, unicorn horns and bright red skulls – move into life, this assemblage of parts increases in dimension, expanding connections and moving towards infinite causality: Shamanism, Conrad Shawcross and Carsten Holler, Altermodernism and Relational Aesthetics, The Matrix and Bullet Time, Marcus Coates, Louis Greaud and Situationist subversions; the list goes on. When people are gathered and the work bursts into action (under the disorientating and trance inducing effects of a stroboscopic light), the determinations, magnitudes and dimensions of the work proliferate/accelerate. The event of bringing the artwork to life generates a time-sensitive space whereby temporary affiliations can be established between objects and people – peripatetic connections.

Il y a un rituel ici, mais ce n’est pas le rituel au sens propre que l’on trouverait dans un musée ou une gallerie contemporaine .Une oeuvre telle que Diplomatic Device for Affirming Unity (2008) puise plus son inspiration dans le festival d’art américain ‘Burning Man’ avec ses  vastes étendues et son esprit d’inclusion plutot que dans les mausolées traditionnels dediés aux Beaux Arts.Inigo Rose invoque a travers elle l’atmosphere de se lieu d’échanges culturels avec sa cacophonie de gens ,de voix et d’objets, nombreux d’eux sont évoqués ici comme des particules en vol.

Comme si l’on rencontrait quelqu’un dans un café plein de gens, et qu’on puisse y voir et entendre maintes choses sans vraiment faire de lien avec l’assemblée entière.La totalité n’est qu’un idéal insaisissable,subsumée par la multiplicité des sons des couleurs et  des mouvements de l’ambiance.

Comme Deleuze and Guattari nous le  rappellent ,être coincés au milieu c’est   être où le plaisir commence:

Le milieu n’es aucunement un moyenne; au contraire, c’est là où les choses prennent de la vitesse…”

.There is ritual here, but it is not the common-sense ritual of the contemporary museum or gallery. A piece such as Diplomatic Device for Affirming Unity (2008) is more inspired by the vast expanse, social inclusion and immersive environment of the American Art festival ‘Burning Man’ – than a conventional Fine Art mausoleum. Inigo Rose invokes the multiplicity of the meeting place, with its cacophony of people, voices and objects, many of which are traced here, if only as particles in flight. Like meeting someone in a crowded coffee house, you might see things and you might hear them, but you won’t engage with the totality of the assembly. The totality is but an elusive ideal, subsumed within the multiplicity of ambient sounds, colours and movements. As Deleuze and Guattari remind us, being caught in the middle is where the pleasure begins:

‘The middle is by no means an average; on the contrary it is where things pick up speed … ‘

Julia Moszkowicz

January 2010

In conversation: with Julia Moszkowicz and Inigo Rose.

Un entretient entre Julia Moszkowicz et Inigo Rose.

JM. In relation to the idea of ritual, you have said: “I’m more interested in expanding thought-forms than supporting limits.” In what ways does the notion of ritual expand contemporary limits on thinking? What limits do you see?

JM.En parlant de rituel vous avez dit “Je m’intéresse plus a étendre les modes de penser que de renforcer leurs limites”

De quelle façon est-ce que l’idée du rituel peut détendre les limites  contemporaines de la pensée?Quelles limites y voyez- vous?

IR. Well…in a ritualistic or ceremonial situation I can provoke perhaps a ‘real’ viewing of the artwork rather than a cursory acknowledgement of the work … in this way the artwork has an ‘embodied’ reception so it’s not just a configured experience … Certainly ‘Live-Art’ offers a ritualistic possibility … So hopefully I create an immersive environment where the ‘stuff’ of the mind meets the material and where a work can have a real physiological affect, maybe even a transpersonal connection with an audience, who in any case I regard as participants, rather than offering a purely intellectual experience. In so many ways life has become increasingly habituated and this quotidian living and experiencing can block us from new experiences… and from the experience of the NOW!!  we can end up taking something new and experience it in a conditioned way … We’ve grown accustomed and lazy to the newness in things so In performance I’m interested in bringing presence into focus. …yet in performance there is a danger of being taken too seriously, so perhaps the work could be seen as irreverent …  and there is a sense of doing it ‘badly’… of ‘bad art’ and this is important… I dress up as a Chef (my superhero costume!) and the ritual is slightly ‘wrong’. I hope to generate a sense of discomfort and self-consciousness within the audience. “How can we take this seriously?” This heightens their awareness that they’re having an experience.

IR.Alors….en situation de rituel ou de céremonie je peux parfois provoquer une contemplation réele de l’oeuvre et non une acceptation rapide de celle-ci…ainsi l’oeuvre a un esprit incarné que l’on peut découvrir.Il est certain que l’experience du “Live art”offre une ouverture ritualiste ..j’espère créer un  environnement immersif  ou les choses de la raison rencontrent la matière et l’oeuvre a un effet physiologique , voir une connection “transpersonnelle”avec le publique que je considère d’ailleur comme des participants, plutot que d’offrir une experience purement intellectuelle .De nos jours la vie quotidienne nous bloque des expériences nouvelles et du moment présent!Nous pouvons prendre quelquechose  de nouveau et y trouver une experience préconditionnée..nous nous sommes habitués à devenir paresseux en ce qui concerne  la nouveauté des choses.Ainsi, à  travers la performance du “Live art”je m’intéresse à  me focaliser  sur le moment present….on pourrait parcontre  y prendre les choses trop au serieux donc il serait préférable de  considérer tout cela comme étant irrévérencieux avec une suggestion que la performance artistique est  mal faite.Je me déguise en chef (mon costume de superhéro favori)et le rituel est maladroit.Je cherche à  produire des sensations de malaise et de gène dans mon publique.”Qu’est ce que tout cela veut dire?” se demandent -ils,et cela intensifie leur expérience.

JM.  How can you be sure that people stay with the work? Your ritualized performances involve the demarcation of space but the demarcation of time is also significant. Maybe that’s as much as you can hope for, to exert some authority for a short period of time?

JM.Comment garantir que les gens restent impliqués dans l’oeuvre?Vos performances ritualistes montrent la démarcation du temps et de l’espace.C’est peut-être ce qu’on pourrait espérer de mieux, d’exercer un sens d’autorité temporaire.

IR. You can’t really ensure it, but you can make an invitation to audiences to be with the work. I came to this understanding when I was looking at the work of Stanley Milgram the Auschwitz survivor and Yale University experimental psychologist who devised experiments on the theme of social authority. I looked at these works because they bring up important issues regarding free will and responsibility (versus devolving your responsibility). Performance is interesting because it places the viewer in a situation where the performer is in a position of authority, so in a sense by ritualizing performance, I can supply authority and reference it at the same time…but this may be a limited way of looking at it, another reading of the work might be that I am interested in suggesting authority. Within an art context, maybe this loosens up the viewer and a few blockages in myself as well. Seeing experiences as ritual takes us into a different appreciation of that experience … an appreciation that is not bounded by limited thought and behavioural patterns.

IR.Nous ne pouvons pas assurer que cela se passe mais plutot inviter le publique à  l’interaction avec l’oeuvre.J’ai compris cela en observant le travail de Stanley Milgram , le survivant d’Auschwitz et psychologue expérimental de l’université de Yale qui créa des experiences sur le thème de l’autorité sociale.J’ai étudié son travail car il soulève des questions importantes sur la volonté et la responsabilité. La performance est intéressante car elle donne l’autorité à  l’artiste….une autre interprétation serait que je ne fais que la suggestion que j’ai de l’autorité.Dans le contexte artistique cela débloque les inhibitions du publique ainsi que les miennes.Voir ces experiences en tant qu’un rituel nous donne une nouvelle appréciation de l’expérience …une appréciation qui ne nous est pas imposée par une façon de penser et de se comporter limitée.

JM. You have commented that, ‘My interest is in provoking inquiry into the unknown.’ What do you see as the benefits in this for the participant or viewer?

JM.Vous avez dit que : “Ce qui m’intéresse c’est de provoquer une enquête de l’inconnu” Que voyez -vous comme étant les avantages pour le spectateur ou participant en cela?

IR. Well … that’s completely up to them!!  I really don’t know what I’m doing on so many levels (laughs), however it is important for me to follow an authentic investigation that has arrived from my own life experiences … now I feel the need to share this more and more, where previously I avoided exhibiting if it caused me the slightest inconvenience! Now there’s something in me that wants to provoke a reaction! … to share an ecstatic experience perhaps or to suggest a new understanding or reading of ‘Art’ –what ever that is! … so it’s the choice of the viewers to come, to suspend their judgments and relinquish their control long enough for something new to take place. By putting the work in a performance space I might be giving them an authority: I’m working on bringing people into the inner quiet that’s necessary to receive. In listening (or paying attention) there’s always an interaction between what’s being heard (or seen) and what’s being given. It’s a difficult thing nowadays because we have an overload of information. At the Venice Biennale, for example, we see work after work of ‘genius’. Wow, I’d been there for just over an hour and I’d already seen so many ‘works of genius’ and I mean that, however such abundance …makes one run to the Café’!  In terms of food it’s the equivalent of eating in a hundred of the best restaurants in one hour!!!!  So by slowing things down with ritual or performance I’m helping with mental digestion!

IR.Et bien, cela dépend complètement d’eux!!!Je sais si peu de ce que je fais sur de nombreux niveaux,néanmoins il est important que je suive une  enquête authentique qui vient de ma propre experience….je sens de plus en plus le besoin de le partager, ou avant j’évitais de montrer mon travail si cela me causait le moindre gène!J’ai dorénavant quelquechose en moi qui veut provoquer une réaction…partager une experience d’extase peut-être ou suggérer une nouvelle compréhension ou lecture de l’Art.C’est le choix de l’observateur de venir , de suspendre leur jugement et s’abandonner le temps  nécessaire pour que quelquechose se passe.En mettant  mon oeuvre dans le cadre de  la performance il se pourrait que je leur donne l’autorité: je travaille à amener les gens dans un lieu de silence interieur nécessaire pour qu’ils reçoivent.

Inigo Rose statement.Two trans….., la petite mort, humty dumpty etc..

Ce qui m’a intéressé et motivé à faire ces machines au début fut le désir de créer des oeuvres qui ont le pouvoir d’avoir un effet physiologique.Je voulais que cela fonctionne dans une estéthique physiologique agissant sur l’observateur sur des niveaux différents en l’embarquant à travers ces ondes cérébrales grace à des fréquences de réception spécifiques.L’usage des lumières stroboscopiques peut déclencher une réaction neuro-physiologique et en même temps créer un clignotement similaire à  un film qui éclaire les animations.Je crois qu’il est important qu’un artiste opère les appareils  comme si ceux-ci  étaient des instuments accordés précisément qui émettent des sons et des harmonies ainsi que de la lumière.

Portraits:

Je travaille sur ma série de portraits depuis plus de 18 ans.Je parle d’eux comme des portraits car on pourrait dire qu’ils sont des portraits de personnes spécifiques, néanmoins ces personnes n’existent pas.Peut-etre que des “entités” serait une meilleure description.Le processus de peindre donne vie à ces “entités” , de la même manière que Michelange faisant apparaitre les esclaves cachés dans le marbre, je sens que je tire ces entités de la surface où je travaille et de l’atmosphère autours de moi.Bien que j’ajoute plutot que de retirer de la matière pour  découvrir quelquechose qui existe déja mais a besoin d’être libéré.

JM. Well perhaps you’ve brought up what you’ve called the ‘ecology of the mind’. Can you tell me what this means to you? Why ecology and not economy, for example?

IR. Ecology is about interactions between organisms and bio-systems, and if you take that to the mind, it is the interaction between thought-forms and the bio-system of the mind/body complex and how we navigate within that. That’s why I say ecology of mind and not economy.

JM. The term ‘economy’ seems to have more resonance in Fine Art, though …

IR. Yes, and I don’t think that’s a true reflection of the human spirit. In the practice of everyday living we don’t have ‘economy of living’, we have an overflow of elements … There’s nothing economical about it … it’s a cacophony. What’s going on in the mind is not an economy but there are distinct ecologies of the mind.

JM. Economy, I would argue, is widely perceived to be on the side of ‘the rational’; whereas ecology, like nature, is largely seen on the side of the irrational.

IR. It’s been known for a while that the world doesn’t work like that. For many years I have had the great good fortune and experience of working with Shamanism, first in Mexico and more recently in the Amazon. When I worked with Quetsimbetsa outside of Iquitos in Peru I was taken to a place of envisioning. The Shamen tend to look at their work as being rational in the sense that they view it as an exact science based on experience and controlled experimentation. Yet we in the west rationally refuse the validity of this and corner the market ourselves deciding what can be considered rational. Such is the economy of the mind … the shamans seemed interested in an ecology of mind, so maybe then, after we have a functioning ecology of mind we can arrive at an economy of mind.

I have a problem with all these frames of reference … words have different meanings for each of us according to our experience and understanding so are only approximates and often are misleading.

Indian philosophies have a brain centred aspect. They identify brain areas in terms of charkas so even within the spinal cord there is a sense of thinking. We think from different places: the body, the emotions, the intellect … In neuroscience they have found that various states of brain activity relate to different states of being as do different areas of the brain and their correspondence to areas of the body. Both Shamanism and neuro-science can manipulate the physiological ‘brain-state’. For example the thinking problem solving brain exists in a beta state where as the dreaming brain exists in theta state. The use of stroboscope and sound can entrain the brain to specific states. There is an ever-expanding knowledge from the reconciliation of these ‘sciences’ and thought modalities and a clarity that is emerging. The ecological mind opens up more and more doors so the more we see, the more we are able to see … we can see connections.

Culturally we haven’t contextualised these ‘new’ understandings or reconciliations of viewpoints yet. My work  (The 14th Kilometer: la Petite Mort) touches upon this willingness to question, especially an obedience to science and cultural entitlements. Perhaps I’m working on this borderline between pseudo science and pseudo art, maybe pseudo shamanism…

JM. You’ve managed to evolve an interesting status as an ‘outsider artist’ within the context of the art world, do you think of yourself this way?

IR. I’ve just followed my passion, so the label seems … inadequate … a limiting thought form (he laughs). I do understand the reference, however I did go to art school and I have shown my work when I felt the necessity, it’s just that the venues for exposition have been perhaps off the radar screen of the conventional art world. For many years I’ve participated as an artist at the Burning Man Festival in the high desert of Nevada. An experience indeed! Perhaps what I’m most interested is the art itself and the venue is dependent on the nature of the art…it all has to fit and that happens when the moment is right.  It feels like the moment is Right Now!

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